La musique karnatique
La musique Karnatique est la musique classique, pratiquée dans les états du Tamil Nadu, d’Andhra Pradesh, du Karnataka et du Kerala. Ces 4 états, anciennement connus sous le nom de Karnataka, constituent le Sud de l’Inde.

Il existait en Inde, un seul système musical non défini. C’est bien plus tard, avec les invasions Moghols et Perses au Nord de l’Inde, qu’apparurent deux systèmes bien distincts :
- la musique du Nord de l’Inde, subissant les influences des styles Persan et Arabe, donnant naissance à la musique Hindustani.
- la musique du Sud, continuant son développement original sans aucune influence extérieure, appelée musique Karnatique qui, dans la langue tamoule, signifie « ancien » ou « traditionnel ».

La musique Karnatique trouve son origine dans les textes sacrés de l’Hindouisme, les Védas, il y a environ 4000 ans avant J-C. Le Sama Véda (le savoir des mélodies) est considéré comme la base de la musique indienne. Basée sur un mode purement mélodique, elle a vu naître un concept qui lui est propre, le Raga.
Le raga est un aspect indispensable de la musique Karnatique. Selon Matanga (auteur du 5ème siècle) : « le raga est un son particulier orné par des notes, des phénomènes et qui charme l’esprit des hommes. » Le raga a un caractère et une personnalité propre.

D’autres caractéristiques permettent de mieux cerner cette musique ancestrale : Le gamaka qui correspond à des ornementations appliquées aux notes afin de les embellir, constitue un paramètre essentiel.

L’improvisation représente également une part importante. Elle est le processus par lequel le musicien crée ou produit une œuvre musicale spontanée et imaginaire, en se servant de sa créativité dans l’instant et de son savoir technique et théorique. Pour un musicien Karnatique, l’improvisation est constante. Elle lui permet d’exécuter la même composition cent fois et différemment. Elle engendre des formes musicales particulières où il peut s’exprimer totalement.

Enfin, la dernière caractéristique de cette musique millénaire est le sruti. Ce terme sanskrit, signifiant « ce qui est entendu », est l’utilisation des quarts de tons qui augmentent considérablement le nombre de notes et enrichissent la mélodie.
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